Vandalisme au lycée de Nkoabang

lundi 9 mars 2015
par Administrateur FECASE
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certains élèves du lycée de Nkoabang près de Yaoundé ont organisé pendant la journée du 03 mars 2015, une gigantesque scène de vandalisme dans leur établissement scolaire. Comme la plupart des établissements publics, le lycée de Nkoabang est un foyer d’indiscipline. Pour résorber le phénomène, il a été institué un carnet de discipline où sont consignés tous les actes d’indiscipline de l’élève. Cette démarche permet un bon suivi disciplinaire de l’élève aussi bien par les encadreurs que par les parents. Bien évidemment, cette pratique n’est pas du goût des indisciplinés qui y voient un moyen de les mettre à découvert. Sommés de venir remettre leurs carnets de discipline à l’administration du lycée sous peine de ne pas rentrer à l’intérieur de l’établissement, ces derniers vont engager un bras de fer avec l’administration et forcer l’entrée de l’établissement. La bousculade qui s’en est suivie a occasionné de nombreux blessés parmi les élèves. Une fois à l’intérieur du lycée, ils vont saccager salles de classes et bureaux, cassant les véhicules. Les forces de l’ordre sont intervenues et le calme est revenu. Cependant, cet évènement nous amène à nous interroger sur tout notre système éducatif, principalement sur la responsabilité des différents acteurs dans ce qu’il est convenu d’appeler la crise de l’éducation au Cameroun. Chaque acteur joue t- il bien son rôle ? Comment des enfants ayant des parents peuvent- ils se comporter de la sorte ? Jusque là, la réaction des parents est toujours attendue. Tout comme celle du ministre des enseignements secondaires. Leur mutisme laisse craindre que, comme d’habitude, les enseignants, pourtant victimes cette scène de vandalisme, seront paradoxalement les responsables tout désignés de cet évènement. Le politique ayant peur d’affronter les jeunes qui peuvent facilement se mobiliser et troubler l’ordre public, il va se rabattre sur les enseignants qui sont la catégorie des travailleurs qui se mobilise le moins. On peut les culpabiliser, les sacrifier, jamais ils ne se révoltent. Tout leur fait peur, on peut venir arrêter leur collègue au sein de l’établissement, aucun ne posera de question ; ils auront peur qu’en le faisant, ils ne soient pris à leur tour. Pourtant les syndicats, avec leurs moyens limités, s’attèlent à éduquer les enseignants afin qu’ils les rejoignent et construisent un rapport de force en leur faveur. Le syndicalisme est la seule solution au problème de la dignité de l’enseignant. Tant qu’ils n’auront pas de syndicats forts (et ce par leur propre faute), ils seront toujours les victimes des conflits dans le secteur de l’éducation. L’expression "malheur aux vaincus" n’a jamais aussi bien pris tout son sens que dans le contexte de l’enseignant camerounais.


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