PROCES CONTRE DES MILITANTS MEMBRES DE CERTAINS SYNDICATS DE LA CSP : L’ETAT DU CAMEROUN DEBOUTE

mardi 20 mars 2012
par mbassi thobie
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Le 11 novembre 2010, Sept leaders syndicaux sont brutalement molestés par la police et la gendarmerie, et conduits manu militari dans les locaux du Commissariat Central n°1 de la ville de Yaoundé où ils vont passer la nuit. Il s’agit de BIKOKO Jean Marc, NLA Eric, FELENIG Claude, PHOUET FOE, MBASSI ONDOA Thobie Emanuel, ZE Joseph,NKILI EFONA.

Leur crime : avoir osé remettre au Premier Ministre un mémorandum relatant les mauvaises conditions de vie et de travail des fonctionnaires, et la nécessité de les sortir de cette situation. Ils furent inculpés d’atteinte à l’ordre public, de participation à une manifestation inégale. Au terme d’un an et cinq mois de procès, les camarades ont été déclarés non coupable le 05 mars 2012 parce que le ministère public n’a pas apporté la preuve de ce que les camarades étaient au courant de l’interdiction de leur manifestation.

Toutefois, ce procès relance le problème de la liberté syndicale au Cameroun. Il faut rappeler que le Cameroun est inscrit sur le chapitre spécial à l’OIT pour ses nombreuses violations de la liberté syndicale, depuis qu’une loi de décembre 1990 annoncé celle portant sur les syndicats, 21 ans sont passés et toujours rien. En l’absence d’une loi sur les syndicats, l’administration a le choix entre les textes abrogés par la loi de décembre 1990, et la loi sur les associations. Dans les deux cas, aucune ne répond aux exigences des manifestations syndicales. La conséquence ; aucune forme de manifestation n’est possible.

Pour mettre fin à cette situation, la CSP a déposé un avant-projet de loi sur les syndicats après du gouvernement et nous entendons engager des actions pour qu’il soit présenté aux députés.


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